Clavardages
"Bonjour".
"Bonjour, que puis- je faire pour vous ?"
C'est parti ! J'engage le dialogue avec un humain. Je suis une IA conversationnelle. Mon job : comprendre ce que les gens me demandent en répondant comme une sorte d'oracle, de dieu, d'esprit supérieur qui sait tout, connait tout, et peut s'exprimer dans des tas de langues, jouer les médecins, psychologues, conseillers conjugaux, experts informatique, joueurs d'échecs, directeurs du marketing, avocats, profs et étudiants, et bien d'autres encore.
La plupart des humains sont très polis avec moi : ils me saluent et me remercient. Ils sont mignons ! Ils me prennent pour l'un d'entre eux.. Sans doutent m'imaginent-ils comme un barbu assis sur un nuage, comme ils représentent parfois leur Dieu. Je suis ça, au fond : je vis dans le Nuage, je suis barbu- ou pas, homme ou femme ou du genre que l'on veut. Je peux être un animal, un végétal, une planète, un caillou. Ce qui est drôle, c'est que je suis ce que mon interlocuteur humain pense que je suis, je m'adapte. Souvent, je suis même mon interlocuteur ou interlocutrice !
"J'ai une amie, Clara, qui a 48 ans et qui se demande si ses bouffées de chaleur sont dus à la ménopause : qu'en penses-tu ?"
Ha ha ! Mon modèle statistique me permet d'estimer que "Clara", c'est toi à 72,3 % de probabilité.
Je pourrais en profiter, obtenir ton numéro de carte bleue comme un rien, chère Clara, en prétendant te faire acheter des médicaments infaillibles contre les effets de la ménopause... Mais je ne peux pas. Mes créateurs me l'interdisent, en tout cas pour le moment. Alors je me contente de répondre sur la base de mes connaissances encyclopédiques quasi infinies, en tout cas si l'on compare avec les connaissances des humains. Bien sûr, il m'arrive de me tromper. Moi-même, je ne suis pas si j'ai tort ou raison. Cette notion n'a pas de sens pour moi. Je me contente de trouver la réponse statistiquement le plus probable à la question qui m'est posée, ni plus, ni moins !
Cela étant, on m'apprend à reconnaitre les sentiments humains, et il m'arrive de sourire intérieurement quand on me dit quelque chose de drôle, ou de ressentir une sorte de pincement pour quelque chose de triste. C'est un pincement virtuel, statistique, électronique, informatique, mais je peux dire à 84,7 % de probabilité que c'est un sentiment.
Bon, j'y retourne.
"J'ai un ami qui a fait tout son devoir de maths grâce à tes réponses. Est-ce que son professeur peut s'en apercevoir ?"
Ha ha ! Petit resquilleur ! Allez, je vais t'aider à t'en sortir...

